Les 3 facteurs clés de succès pour une communication efficace : la stratégie, les outils et les prestataires

Les 3 facteurs clés de succès pour une communication efficace : la stratégie, les outils et les prestataires

Vous démarrez votre activité d’entrepreneur, vous êtes artisan ou commerçant, consultant, vous êtes une startup, ou bien un chef d’entreprise et vous lancez votre nouveau produit pour vous diversifier… dans tous les cas vous savez que la communication est essentielle pour vous faire connaître, gagner en notoriété et évidemment vendre. Mais y a-t-il des étapes à suivre ? Par où commencer ? Et combien ça va me coûter ? À qui faire appel ?

1) Avoir la bonne stratégie

Une bonne préparation, c’est 90% de la réussite.

Une stratégie de communication, pourquoi faire ?

Le mot « stratégie » vous fait peur ? Je vous rassure à moi aussi ! 🙂 On a l’impression que comme dans les grands groupes dans lesquels on a parfois travaillé avant, il faut établir un plan sur 10 ans avec des chiffres, des plannings…  Alors je préfère parler de « fil conducteur ».

Définir correctement votre fil conducteur va vous permettre de :

  • Monter un plan d’action
  • Savoir quels outils construire
  • Pouvoir briefer correctement votre prestataire
  • D’avoir une vision plus long terme
  • De rester cohérent
  • De ne pas fonctionner qu’à l’intuition
  • Ne pas perdre du temps et de l’argent
  • De monter et conduire des équipes

Votre mission, vos valeurs, votre vision

Commencez par prendre une feuille blanche et demandez vous à quoi sert votre entreprise.

Il n’est pas ici question de ce que vous avez à vendre, mais plutôt de pourquoi vous avez créé votre entreprise, quelles sont vos motivations profondes, qu’est ce qui vous pousse à avancer chaque jour…

Ce « pourquoi », c’est votre mission. Et la mission, c’est ce en quoi vous croyez, et donc ce que croient également vos clients. N’oubliez jamais que personne n’achète ce que vous faites mais pourquoi vous le faites. Complétez la mission par vos valeurs, celles qui guident vos choix. Choisissez en 3 ou 4, mais qui sont parlantes et qui vont en quelque sorte donner du sens à vos actions. Enfin, la vision est le moyen de vous projeter dans l’avenir. N’oubliez pas que vos outils de communication vont évoluer avec votre activité, alors autant prévoir dès maintenant leur évolution, vous ferez des économies ! Par exemple si votre site va être amené à devenir une boutique en ligne, ou si vous allez vendre à l’export, informez-en votre prestataire ! Il vous aidera à trouver la bonne solution.

Vous voulez en savoir plus et mieux comprendre le concept de mission ? Voici la vidéo qu’il vous faut :

Mettez toujours vos clients au coeur de votre entreprise

Et c’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile pour la plus part des entrepreneurs ! Ne plus parler de soi et de ses produits mais des bénéfices que vous apportez à vos clients.

Votre site web n’est pas le centre de votre univers. Votre page Facebook n’est pas le centre de votre univers. Votre application mobile n’est pas le centre de votre univers. Le client est le centre de votre univers.

Quelques conseils :

  • Pensez toujours à parler de votre client de ses problématiques plus que de votre offre.
  • N’oubliez pas que la communication est un dialogue !
  • Utilisez des mots forts qui appellent à son vécu, ses sentiments, ses sensations, ses sens, son imaginaire…
  • Faites lui vivre une expérience et racontez lui une histoire
  • Suivez son parcours et engagez-le
  • Valorisez-le et quand c’est possible personnalisez vos messages.
  • Soyez visuel

Les règles d’or de la com

Vous avez identifié votre mission ? Vous savez désormais quels sont vos bénéfices client et vous avez commencé à rédiger vos messages et votre pitch ?

Bravo ! Pour compléter, je vais vous donner 4 règles d’or que vous allez désormais respecter quoi qu’il arrive :

1- Soyez cohérent

Je ne le répèterais jamais assez… Oui en tant qu’entrepreneur on aime s’éparpiller, saisir le business quand il arrive… mais n’oubliez pas de toujours suivre votre fil conducteur !

2- Soyez simple

Mettez-vous à la place de vos clients… Ils ne comprennent pas toujours votre jargon technique, et ils ont besoin d’aller rapidement à l’essentiel. Parfois le plus compliqué c’est justement de faire simple 😉

3- Usez de la répétition

Vous n’êtes surement pas « Carglass » (mais si vous l’êtes surtout contactez-moi), mais vous devez néanmoins répéter le même message partout et tout le temps. Pourquoi ? Déjà parce que vous êtes cohérents, ensuite parce qu’à force de répéter, on va moins facilement vous oublier.

4- Soyez visible

Élémentaire mon cher Watson. Et pourtant… vous vous êtes sûrement déjà retrouvé à poser votre carte de visite Vistaprint blanche au milieu de dizaine de carte de visite Vistaprint blanches. Alors démarquez-vous en étant plus créatif et en osant sortir des sentiers battus.

Préparez votre moodboard

Un moodboard kézako ? C’est une planche d’inspiration graphique qui va vous aider, et aider votre prestataire à mieux cerner l’image que vous aimeriez donner à votre entreprise.

Cherchez des visuels qui vous inspirent. Pas forcément dans le même secteur d’activité, mais ça peut être une couleur, un motif, un dessin, une photo, une ambiance, une typographie. L’essentiel est de vous dire « là je me reconnais ». Rassemblez touts les éléments sur une seule planche et vous avez votre moodboard.

Pinterest est très bon outil pour créer votre moodboard.

Osez vous différencier

Dernière recommandation, n’ayez pas peur d’avoir un parti pris fort. Vous ne plairez sans doute pas à tout le monde mais ce n’est pas l’objectif ! Plus vous allez vous construire une image et un message fort et différenciant, et plus vous allez vous démarquer.

2) Définir les bons outils

Si la marque ne façonne pas ses outils, les outils la façonneront.

Les outils de communication à votre disposition

Le choix est large ! Et pour faire votre choix, vous devez identifier quels sont les points de contact idéaux pour toucher votre cible. Où est-elle ? Quelles sont ses habitudes ? Il n’est pas toujours utile d’être présent partout… mieux vaut avoir peu de canaux mais bien les travailler. Un outil doit aussi être un appel à l’action. Établissez le parcours de votre client, prenez-lui la main, et amenez le petit à petit à rentrer en contact avec vous. Par exemple, si vous vendez des formations, peut être va-t-il vous connaitre via les réseaux sociaux, incitez-le alors à cliquer sur votre dernier article de blog, puis proposez lui de télécharger du contenu gratuitement et récupérez son adresse email. Mettez en place un mailing pour l’informer de vos promos, nouveauté, le valoriser, augmenter votre capital sympathie et incitez le à acheter votre contenu payant 🙂

Les questions à se poser

Avant de choisir les outils vous allez devoir créer, demandez-vous :

  • Quel parcours allez-vous faire suivre à votre prospect jusqu’à l’acte d’achat ?
  • Qui est votre cible et où est-elle ?
  • Avez quels outils vous sentez-vous à l’aise ?

Les étapes à suivre

Pour vous aider, voici 4 étapes :

1) Contenu

  • message
  • mots-clés
  • histoire
  • valeur ajoutée
  • couleurs
  • images
  • photos
  • vidéos

2) Outils de base

  • logo
  • charte graphique
  • carte de visite
  • signature mail

3) Présence web

  • site web
  • réseaux sociaux

4) Supports print et médias

  • plaquette
  • dépliant
  • PLV

Dans la plupart des cas, vous allez avoir besoin de votre site web avant vos outils print simplement parce que vous allez communiquer l’adresse de votre site sur vos supports imprimés. Mais selon votre activité, il est possible d’inverser l’étape 3 et l’étape 4, ou de les paralléliser.

Néanmoins ce qui est primordial, c’est que pour réaliser l’étape 3 et l’étape 4 n’importe quel prestataire va vous demander votre contenu (aussi bien texte que visuel) et votre logo / charte graphique (la COHÉRENCE vous dis je !). Donc avant de vous lancer dans la fabrication de vos outils préparez vos contenus !

Planifiez votre communication

Souvent une étape difficile pour l’entrepreneur ou le créateur. Et pourtant cela vous permet d’avoir de la rigueur, de vous organiser, d’avoir de la régularité, et de faire rentrer votre communication dans une routine. Si vous n’êtes pas un adepte du retro planning, commencez simplement par un premier outil. Par exemple tous les mois vous écrivez un article de blog, tous les lundis vous pouvez programmer 3 posts sur Facebook, envoyer un mailing tous les derniers mardis du mois, lancer un événement tous les 2 mois… soyez réaliste par rapport au temps que vous avez et surtout soyez persévérant ! N’oubliez pas que la communication est un ensemble de cycles. Alors ne vous découragez pas et faites le bilan de vos actions au bout de 6 mois par exemple, et choisissez de continuer, d’arrêter et d’améliorer l’outil.

Peut être avez-vous des dates clés ? Une saisonnalité ? Un temps fort ? Intensifiez votre communication à ce moment là en la préparant en amont !

Mesurez et analysez

Pour en tirer les bonnes conclusions ! Qu’est ce que chaque action m’a apporté? De la notoriété, des prospects, des ventes, des demandes…. Et même si ce n’est pas à la hauteur de vos objectifs tout n’est pas bon à jeter… il suffit peut être de les améliorer. Une petite étincelle peut devenir une belle source de chaleur pour votre activité.

Vous avez pensé à faire de la publicité sur Facebook ?
Vous avez regardé les recherches utilisées pour vous trouver sur Facebook avec Search Console ?
Quel est votre position sur Google par rapport aux mots-clés qui vous intéressent ?
Combien de visites avez-vous eu sur le site, et quel est le parcours de vos visiteurs ?
Avez-vous distribué vos plaquettes, avez de bons retours dessus ?

Si vous manquez de temps, ou que vous sentez qu’un outil peut gagner à être vraiment amélioré et mieux conçu alors pensez à sous-traiter à des professionnels.

Restez cohérent… et patient !

Je vous félicite ! Surtout n’oubliez pas d’être régulier, de répondre aux personnes qui interagissent avec vous, encouragez le passage à l’action… Et évidemment soyez toujours COHÉRENT ! Avant chaque action, reprenez votre fil conducteur et demandez-vous si vous êtes cohérent.

Rome ne s’est pas fait en un jour ! Même si vous faites appel à des prestataires, vous n’aurez pas votre logo, votre site et votre plaquette en une semaine… soyez conscient des délais !

3) Trouver les bons prestataires

On peut rassembler des bons joueurs, le plus dur, c’est de les faire jouer ensemble.

À qui vous adresser ?

Vous avez bien suivi l’ensemble des étapes ? Alors normalement vous avez votre fil conducteur, votre moodboard (ou votre logo et charte graphique si elle est déjà créée), une bonne idée des outils que vous devez mettre en place par rapport à des points de contact avec votre cible, et des contenus écrits et visuels. Maintenant vous vous demandez : « comment faire concrètement ? »

Je vous dirais que vous avez 3 solutions :

Vous-même ou un ami « qui s’y connait »

On ne va pas se mentir ça coûte moins cher ! Ce sera sans doute long et fastidieux, le résultat ne sera pas toujours à la hauteur de ce que vous aimeriez, mais je ne suis pas forcément contre au lancement de votre activité. En plus il est possible de se former ou d’avoir de l’assistance, et des plateformes permettent de créer plutôt de manière intuitive son logo ou son site. Comme Wix par exemple. Attention néanmoins cela reste bien souvent une solution provisoire et tout dépend également de votre activité. Par exemple un site fait sur Wix ne sera pas transférable sur WordPress, un logo a besoin d’être vectoriel pour être utilisé dans toutes les tailles, tec.

Et si vous vous lancez dans une activité en e-commerce, vous aurez d’autres exigences que si vous êtes consultant.

Le + : Le prix
Le – : Un résultat incertain

Un ou des freelance(s)

Vous trouverez facilement des indépendants de différents corps de métier dans la com’. C’est un peu comme faire appel à plusieurs artisans pour construire sa maison. Et il existe un peu de tout à tous les prix… Mais ce sera à vous de sourcer les bons freelances et surtout de les faire travailler ensemble. Il faut savoir qu’il y a beaucoup de métiers différents dans la com’ et personne ne maitrise l’ensemble des compétences (contrairement à ce que certains d’entre eux prétendent). Et c’est à vous de les guider, un freelance n’est pas là pour vous conseiller sur votre stratégie, il exécute seulement un brief, à vous d’être précis et clair !

Voici les métiers des freelances auxquels vous aurez affaire :

  • Le graphiste / illustrateur : Il pourra réaliser votre logo, charte graphique, plaquette, ou autres documents. Demandez-lui son portfolio pour connaitre son style graphique.
  • Le webdesigner : concepteur du votre site internet, il va s’occuper de l’aspect ergonomique et graphique de votre site. Il connait bien les contraintes du web. Demandez lui quels outils il utilise et maitrise, wordpress, prestashop ou autre…
  • Le spécialiste SEO/SEA : il va s’occuper du référencement de votre site internet. Il vient souvent en support du webdesigner, pour remplir les balises et méta description, faire une étude de mots clés… et pouvoir optimiser votre site pour augmenter son positionnement sur Google.
  • Le rédacteur : il va construire les textes (en fonction des indications du spécialiste SEO pour votre site) et rédiger des articles de blog (idéal pour le référencement). Il peut aussi s’occuper de votre mailing notamment s’il a des compétences en copywriting.
  • Le community manager : il gère vos réseaux sociaux. Il doit publier des posts créatifs et surtout vecteurs de trafic et de viralité pour vos pages. Un super atout pour votre notoriété !
  • Le développeur : plutôt technique, il est recommandé pour les projets web sur mesure.
  • Le photographe/vidéaste/motion designer : ils vont apporter du contenu visuel de qualité pour votre site. Soit par de la photo, ou de la vidéo ou par de l’animation.

Le + : l’expertise poussée de chaque freelance
Le – : multiplication des prestataires

Une agence de com

Vous avez besoin de conseils ? D’être accompagné dans la com’ de votre marque ? Et vous voulez avoir un seul interlocuteur sans multiplier les prestataires ? Alors c’est une agence qu’il vous faut. Généralement l’agence c’est un chargé de clientèle qui va répondre à vos questions et s’assurer des délais, et des équipes de graphistes, webdesigners, rédacteurs… pour réaliser vos outils de com’. En bref l’agence va vous permettre d’avoir tout ce dont vous avez besoin en un seul prestataire. Ce qui simplifie nettement la vie surtout quand on manque de temps, qu’on n’est pas forcément créatif et qu’on veut être certain que la cohérence de notre communication va être assurée. Certaines agences sont spécialisées, alors regardez bien leur site et leur portfolio.

Le + : l’accompagnement et le conseil
Le – : l’opacité des prix et des véritables compétences en interne

L’ingrédient magique pour une communication cohérente

Si vous voulez travailler avec des freelances mais que vous avez besoin de conseil et d’une personne pour coordonner votre communication : faites appel à un chef de projet. Généralement plutôt expert stratégique, il va à la fois vous aider dans votre plan d’action marketing mais aussi vous aider sur la réalisation de vos outils de com’. Véritable partenaire sur le long terme il sera votre service marketing externalisé !

Rédigez votre brief

Très concrètement, maintenant que vous avez choisi de faire appel à des freelances ou une agence, vous allez devoir leur envoyer un brief pour avoir un devis. Le brief est généralement envoyé par mail et il est un micro cahier des charges.

Voici ce qu’on doit trouver dans le brief :

  • Vos problématiques (ex : je veux fidéliser ma clientèle, ou je dois prospecter, je lance mon entreprise, je veux développer mon activité sur internet, je veux être plus visible, etc
  • La mission de votre entreprise, vos valeurs et votre vision
  • Votre offre
  • Votre cible
  • Votre positionnement marketing (quelle position occupe mon produit ou ma marque dans l’esprit du consommateur). Ex : haut de gamme, technique, ludique, gourmand, pro, sain…
  • Vos messages clés / contenus (ou du moins précisez ce que vous avez et ce que vous n’avez pas)
  • Une idée de délai et de budget
  • Un moodboard (si pas encore de charte graphique) ou des liens vers des sites internet que vous aimez
  • Votre charte graphique
  • Un cahier des charges technique pour votre site (vitrine ou non, nombre de pages, spécificité technique…)

Attention au choix des mots ! Une image « pro » ne veut peut être pas dire la même chose pour vous et votre graphiste… Soyez le plus précis possible dans le choix de vos mots. Et je conseille toujours d’illustrer vos propos par des visuels pris sur Pinterest ou Google Images, ou d’envoyer des exemples de marque en précisant ce que vous aimez et ce que vous n’aimez pas.

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Pour résumer...

Avoir la bonne stratégie

  • Posez-vous les bonnes questions
  • Définissez votre mission, vos valeurs et votre vision
  • Trouvez le fil conducteur et le bon message
  • Ayez une offre claire correspondant aux attentes de votre marché

Définir les bons outils

  • Définissez votre plan d’action
  • Budgétisez-le et planifiez-le
  • Trouvez les points de contact où se trouve votre cible
  • Trouvez les outils qui amènent votre cible à l’acte d’achat

Trouver les bons prestataires

De quelles expertises avez-vous besoin ?
Il est important de connaître votre besoin, vos propres connaissances et la spécialité du prestataire. Parce qu’un créateur de site web n’est pas forcément référenceur, ou graphiste ! Un brief précis avec du contenu est primordial.

Dernière astuces de com’

  • Nous vivons dans un monde d’image plutôt exigeant, alors misez sur le visuel !
  • Impossible de prévoir un budget de 0€ en communication… Vous aurez au moins des frais de nom de domaine et d’hébergement de votre site !
  • Prévoyez un budget d’environs 3500€ HT pour un premier pack site vitrine, logo et charte graphique, carte de visite. Idéal pour commencer !
  • Demandez toujours à avoir votre logo en format vectorisé et gardez-le précieusement.
  • Il est toujours très important de relire et encore relire avant impression ou publication. Attention aux fautes et aux maladresses, c’est à vous que revient la validation.
  • Ne vous basez pas uniquement sur des critères de prix. Très cher ne veut pas dire très bon, et pas cher ne veut pas dire mauvais… Basez vous sur le feeling, le portfolio, les références et la notoriété de votre prestataire.
  • Si votre produit ne se vend pas, inutile de taper sur votre agence de com’… une mauvaise offre même avec toute la com’ du monde ne se vendra pas et vice versa ! Pensez toujours à votre stratégie, c’est de votre devoir, pas celui de votre agence.

En conclusion

Si vous avez peu de budget il vaut mieux en faire peu mais très bien que tout faire mal. Mais je ne peux pas vous donner les bons et les mauvais choix car tout dépend de votre stratégie et c’est pour cela que les premières étapes sont importantes. Concentrez-vous sur vos clients, votre manière de les approcher, qui sont vos concurrents et ce qu’ils font, la mission et la vision de votre entreprise. Je ne vais pas conseiller de la même manière une personne qui lance sa marque de bijoux fait main avec une petite capacité de production, qu’une marque de joaillerie de luxe. Dernier conseil, prenez le temps de poser l’ensemble des éléments stratégiques sur un power point par exemple. Cela vous servira du support pour établir votre fil conducteur.

La checklist ultime pour faire le bilan de votre communication en 10 points clés

La checklist ultime pour faire le bilan de votre communication en 10 points clés

C’est bientôt la fin de l’année ! Il est temps de souffler et de prendre du recul sur votre activité. Et si vous faisiez aussi le bilan de votre communication ? Je vous propose une checklist de 10 points, avec les bonnes questions à se poser et les actions efficaces à mettre en place pour repartir du bon pied en 2019.

1) Faire le bilan du trafic de votre site

Votre site internet est votre outil de communication principal, potentiellement très puissant et malheureusement très souvent sous-utilisé.

Savez-vous quelle est la page la plus visitée de votre site ?

Avec quels mots-clés les visiteurs vous trouvent-ils sur Google ?

Quelle est votre position moyenne dans les résultats de recherche sur les mots-clés qui vous intéressent ?

Pour cela, les outils Google Search Console et Google Analytics sont de précieuses mines d’information. Ils fonctionnent de façon complémentaire, tout en partageant certaines fonctionnalités. Et en plus, ils sont gratuits ! Utilisez ces deux outils régulièrement pour surveiller s’il n’y a pas de problème sur votre site, et pour rectifier le tir si nécessaire.

Google Search Console

La Search Console (anciennement Google Webmaster Tools) s’utilise en amont. Elle vous permet de faire le point sur l’indexation par Google de votre site, de voir quels mots clés génèrent du trafic, de voir votre position moyenne dans les résultats en fonction des mots clés, votre taux de clic…

Google Analytics

Cet outil est plus spécialisé sur l’analyse de l’audience de votre site. Vous pourrez connaître le nombre d’utilisateurs uniques, le nombre de connexions total, la durée des visites, et même des données démographiques.

2) Mettre les contenus de votre site web à jour

Depuis quand n’avez-vous pas relu votre site ?

Si la dernière mise à jour de votre site date de plus de 6 mois, il est probable que votre business ait évolué depuis. Un changement de positionnement, une nouvelle offre, de nouveaux tarifs, un petit nouveau ou une petite nouvelle dans l’équipe… Pensez à faire un passage en revue de toutes les pages et de bien mettre à jour vos textes, ils ont une importance capitale.

Et sur votre blog, si vous en avez un, depuis quand date le dernier article ?

Votre blog est un formidable outil de référencement. En effet, des publications régulières et de qualité sont un vrai cadeau pour Google 😉 Ne vous en privez pas si vous aimez écrire. Et si vous n’aimez pas, ou que vous n’avez pas suffisamment de temps, pensez à faire appel à un rédacteur ou une rédactrice si nécessaire.

3) Mettre votre entreprise en valeur avec un visuel pro

Utilisez-vous encore des photos obsolètes, ou de mauvaise qualité ?

Des photos ou des vidéos de banque d’image qui ne vous correspondent pas ?

Une belle image, c’est souvent la dernière chose à laquelle pensent beaucoup d’entrepreneurs. Une belle photo humanise beaucoup votre site. Une belle vidéo attire tout de suite l’attention, sur votre site ou sur les réseaux sociaux. Pensez aussi à utiliser des vidéos en arrière plan, c’est très tendance. Oui, c’est un investissement de faire appel à un photographe professionnel ou à un vidéaste professionnel, mais ça en vaut la peine. Pour une centaine d’euros, vous pouvez déjà avoir quelques jolies photos de vous.

De belles illustrations sont aussi une excellente idée : elles donnent de la personnalité à votre site.

Toutefois, faites attention au poids de vos images ! Si elles sont trop lourdes, elles risquent de ralentir votre site, et ça, Google n’aime pas ça. Pensez à les optimiser.

4) Sécuriser votre site et vérifier votre maintenance

Passons à la minute technique à présent (pas de panique).

Avez-vous pensé à bien faire les mises à jour techniques de votre site ?

C’est très important, car un site qui n’est pas bien mis à jour est un site qui devient vulnérable et qui s’expose au piratage. Un site, ça se surveille et ça se chouchoute ! Vous n’aimeriez pas vous retrouver avec le site cassé par un pirate du jour au lendemain n’est-ce-pas ? Pensez à prendre un contrat maintenance auprès d’un prestataire si nécessaire. Et pensez à installer une bonne extension de sécurité.

Votre site est-il en HTTPS ?

Le HTTPS est un nouveau protocole qui permet de crypter les données échangées sur votre site (emails, mots de passe, coordonnées bancaires, etc). La navigation sur le site est donc sécurisée, les visiteurs vous feront plus confiance et troisième effet kiss cool, Google vous récompensera dans ses résultats. Et si vous avez un site e-commerce, la question ne se pose même pas, vous DEVEZ le faire.

5) Mettre votre site à jour par rapport au RGPD

Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est une réglementation européenne entrée en vigueur le 25 mai 2018. Son but est d’assurer à tout individu le contrôle et la protection des données à caractère personnel qu’il dissémine lors de sa navigation sur Internet. Évidemment, cette nouvelle loi impose des changements sur les sites internet.

Il est important de respecter cette législation, surtout si vous êtes en B2C et que vous récoltez des données à caractère personnel avec un formulaire, ou un site e-commerce par exemple. Il vous faut à présent :

  • avertir les visiteurs que vous récoltez leurs données
  • leur demander un consentement
  • leur exposer leurs droits (droit d’accès, de rectification, d’opposition, de portabilité, d’oubli)

Les points essentiels à mettre en place sont les suivants :

  • une page de mentions légales, qui identifie votre entreprise (nom, prénom, adresse, SIRET, etc) et votre hébergeur, pour qu’on puisse vous identifier et vous contacter. Cette page était déjà obligatoire avant le RGPD.
  • une page de politique de confidentialité qui explique les données que vous récoltez, ce que vous en faites, la durée de conservation des données, qui contacter pour faire valoir ces droits, etc.
  • des conditions générales de vente si vous avez une boutique en ligne. Cette page était elle aussi obligatoire avant le RGPD.
  • des cases à cocher qui permettent à l’internaute de consentir à la collecte de ses données au moment où il les partage (sur un formulaire par exemple)
  • un bandeau de consentement à l’utilisation de cookies

6) Optimiser votre fiche Google My Business

Avez-vous correctement rempli votre fiche Google My Business ?

Si non, vous devez le faire immédiatement ! La fiche Google My Business est super puissante en plus d’être gratuite. C’est la carte de visite virtuelle de votre entreprise, et c’est la première chose qui doit apparaître dans Google quand on tape le nom de votre entreprise. Et ça situe votre entreprise sur Google Maps ! Assurez-vous d’avoir bien rempli tous les champs. Mettez des photos sympathiques de votre entreprise. Il est même possible de faire des visites virtuelles ! Utilisez la fonction mini blog, qui vous permet de partager votre actualité. En plus, votre fiche Google My Business peut booster votre e-réputation avec les avis et notations. Alors pensez à demander autour de vous des témoignages et des avis !

7) Faire le bilan de vos actions sur les réseaux sociaux

Comme la plupart d’entre nous, vous utilisez plusieurs réseaux sociaux. Certains entrepreneurs y passent beaucoup de temps, certains s’épuisent, tandis que d’autres n’y vont jamais. Passez en revue vos différents réseaux et faites le point.

Avez-vous des comptes que vous n’alimentez plus, ou trop peu ? Marre d’un réseau social en particulier ?

Fermez-les. Faites le ménage !

Quelles publications ont fait le plus de buzz ? Quelles publicités ont le mieux marché ?

Notez-les et essayez d’en publier plus du même style.

Quel est votre rythme de publication ? Suffisamment régulier ? Manquez-vous d’inspiration parfois ?

Alors établissez votre planning 2019 en avance.

Votre profil LinkedIn est-il à jour ?

Ça ne coûte pas grand-chose de mettre à jour vos expériences et réalisations, et de demander des témoignages. Ca fait tellement plus pro. Pensez à rajouter en tant que contact les gens au fur et à mesure que vous les rencontrez.

Quels réseaux sociaux vous ont ramené des prospects sur votre site ?

La réponse vous donnera la piste à développer l’année prochaine.

Si les réseaux sociaux sont un excellent biais, pourquoi ne pas les développer encore plus ? Faites appel à un community manager pour vous aider si nécessaire.

8) Récolter des témoignages client

Les témoignages client sont extrêmement précieux, ils permettent à votre audience de se projeter dans l’expérience de votre produit ou service. Si comme la majorité des gens, vous oubliez de demander un témoignage client à la fin, alors c’est le moment d’envoyer quelques mails ou de passer quelques coups de fil. Vous pouvez récolter ces témoignages à travers votre fiche Google My Business, votre page Facebook, votre profil LinkedIn, ou tout simplement par mail. Bien sûr, pensez à les répéter sur votre site.

9) Refaire le stock de cartes de visite/dépliants/flyers

La nouvelle année, c’est le moment idéal pour repenser vos outils.

Avez-vous des éléments à mettre à jour sur vos supports ?

Si rien ne doit changer, pensez au moins à vérifier votre stock.

10) Faire le bilan de votre stratégie com

Après avoir passé tous les points précédents, normalement vous devez avoir une vision plus claire. Pour finir, c’est le moment de revoir stratégie globale et budget. Pour vous aidez, nous vous avons concocté un guide complet pour votre stratégie communication.

Quel est votre plan de communication ? Est-il clair ?

Établissez chacune de vos actions au propre.

Identifiez-vous des actions qui n’ont rien donné ?

Des nouvelles actions à prendre ?

Quels sont les budgets alloués à chacun des postes de communication ? (site, print, référencement, etc)

Quel canal vous rapporte le plus ?

C’est le moment d’ajuster.

Conclusion

J’espère que cette checklist vous sera utile. À présent, cela m’intéresse de connaître votre avis. Quelle est la première action que vous allez mettre en place ? Exprimez-vous dans les commentaires !

Comment rédiger un brief éditorial pour un rédacteur web

Comment rédiger un brief éditorial pour un rédacteur web

Vous n’avez pas le temps d’écrire.

Vous avez bien rédigé quelques descriptifs produits, posté 2, 3 articles sur votre blog, et ajouté du contenu sur votre site, vous connaissez les informations qui intéressent vos clients et vos prospects, vous avez plein d’idées. Mais vous n’avez pas le temps de vous mettre devant votre écran et commencer à écrire.

Vous envisagez donc de faire appel aux services d’un rédacteur web. Et peut-être appréhendez-vous déjà la communication avec ce créatif. Comprendra-t-il/elle ce que vous voulez vraiment ? Adoptera-t-il le ton et le style dont vous rêvez sur votre site ? De quelle information a-t-il besoin ?

Pour éviter les malentendus et les pertes de temps, il existe une botte secrète : le brief éditorial.

Qu’est-ce qu’un brief éditorial et quelle est son utilité ?

Lorsqu’on fait appel à un rédacteur/une rédactrice pour rédiger du contenu, il ou elle ne peut pas deviner ce que vous voulez. Il faut tout lui dire, et ce pour deux raisons :

  1. pour que le rédacteur/la rédactrice délivre le travail que vous attendez,
  2. parce que s’il ne respecte pas les consignes que vous lui avez données, vous pourrez légitimement lui remonter les bretelles.

Le 2ème argument vous a plu ? Vous commencez à comprendre l’utilité du brief éditorial ☺

Le brief éditorial est un document word ou pdf de 2 à 6 pages transmis au rédacteur web lors d’une commande. Cela correspond à un cahier des charges ou des spécifications techniques.
Vous pouvez être amené à en rédiger un pour une commande de descriptifs produits, des pages de contenu, des articles de blog…

Qu’est-ce qu’on met dans un brief éditorial ?

Le brief éditorial est un guide dont le but est de faire gagner du temps au rédacteur et, pour vous, d’obtenir le ou les textes dont vous avez besoin.

Pour vous aider, nous avons constitué une structure type :

1. Présentation de la marque, de l’entreprise

Tel un pitch, présentez la marque ou l’entreprise pour laquelle le rédacteur web/la rédactrice web va travailler. En 2 ou 3 phrases, retracez l’historique de la société, les problèmes qu’elle résout, éventuellement les prix qu’elle a remportés, ses ambitions…
C’est ici que vous pouvez donner déjà quelques éléments de langage, donner un aperçu de l’univers dans lequel le rédacteur va se plonger. Cela l’aidera à trouver le ton.

2. Contexte de la mission

Pourquoi avez-vous besoin de textes ? C’est ici que vous allez l’expliquer.

Exemple :

  • Ajout d’une gamme d’articles, nouvelle collection
  • Création de site, refonte
  • Besoin de visibilité sur Google et les réseaux sociaux (SEO, content marketing)

3. Vos publics-cibles

Vous avez dressé le portrait de votre société, de votre univers, de votre besoin.
C’est ici que vous allez présenter vos publics-cibles ou personae.

Pour affiner :

  • Cible B2B ? B2C ?
  • La cadre sup’ qui aime la mode et les belles pièces ou la dirigeante de startup ?
  • Le jeune retraité esthète ou l’amateur de golf ?
  • Le « papa poule » ou l’amateur de sports de combat ?
  • L’étudiant en recherche d’appartement ou le millenial adepte d’un mode de vie healthy ?

À vous de dire ce que vous savez de votre clientèle, de vos prospects. Sont-ils pragmatiques ? Raffinés ? Technophiles ? Peut-être sont-ils tout cela à la fois ?

4. Mission du rédacteur/de la rédactrice

Au fur et à mesure, vous allez préciser votre propos. Dans cette troisième partie, vous allez expliquer à votre rédacteur/rédactrice la commande de textes à proprement parler, qui peut toujours évoluer.

Exemple :

  • Pour une nouvelle collection : 80 descriptifs produits
  • Pour une refonte : 6 pages de contenu
  • Pour du SEO et du content marketing : 30 articles de blog

La liste des produits peut faire l’objet d’un document excel à part avec, par exemple, le titre, les spécificités (matière, coupe, couleurs disponibles…) et l’URL – si les fiches produits sont déjà en ligne.

Pour des pages de contenu, dans le cadre d’une refonte par exemple, faites parvenir au rédacteur la charte graphique de votre site, pour qu’il puisse visualiser les espaces dédiés au texte, et adapter ses contenus.

Dans le cas d’articles de blog, cela dépend des sujets que vous voulez traiter. Si vous les connaissez déjà, vous pouvez les spécifier ici. Cela peut être une liste de mots clés, de sujets que vous avez identifiés…

Vous n’avez pas encore tous les sujets ? Vous pouvez demander au rédacteur de vous faire des propositions. Dans ce cas, la prestation peut dépasser la simple conception-rédaction web.

5. Le descriptif-produit/la page/l’article type

C’est dans cette partie qu’on rentre dans le vif du sujet. Généralement, c’est ici qu’on peut trouver des informations comme :

  • Le nombre de mots attendu par textes (exemple : 80, 100 pour un descriptif produit, 500 pour une page, 700 pour un article…)
  • Les contenus à rédiger éventuellement en plus des textes : titre, extrait
  • La structure de chaque texte : 1ère partie, 2ème partie, nombre de paragraphes, sous-titres…
  • Le style, la tonalité du texte : informatif, léger, journalistique, vouvoiement ou tutoiement… N’hésitez pas à détailler cette partie ;
  • Une section « À éviter» : expressions familières, mots réglementés dans votre secteur, marques…
  • Une section « À privilégier » : des mots ou expression que vous voulez voir, qui sont votre marque de fabrique…
  • Des consignes SEO: c’est dans cette partie que vous pouvez demander au rédacteur/ à la rédactrice d’utiliser des déclinaisons, un certain nombre de synonymes, de hiérarchiser, de mettre certains mots en gras, d’insérer des liens…

→    Bonnes pratiques

  • Mettez 1 ou 2 exemples déjà rédigés et mis en page pour donner une idée du rendu.
  • Ajoutez éventuellement des sources d’information en fin de document, pour aider votre rédacteur.
  • Adressez-vous à lui/à elle comme à un prestataire qui connaît son métier mais pas forcément votre secteur, soyez prêt/e à partager des informations avec lui/elle.
  • Ajoutez à la fin de votre document un email et/ou un numéro de téléphone à joindre en cas de question.

C’est bon pour vous ?

Voici ce brief-type en word à télécharger, vous n’aurez plus qu’à le personnaliser et y ajouter votre logo en en-tête 🙂

Vous n’avez pas encore de blog sur votre site ?

Vous avez besoin de mesurer vos statistiques et/ou d’une prestation de community management ? C’est un spécialiste du marketing du contenu qu’il vous faut.

12 bonnes idées pour réussir votre storytelling

12 bonnes idées pour réussir votre storytelling

J’ai animé il y a peu un atelier sur la thématique du personal branding et du storytelling en partenariat avec OpenWork – Le Monde Après. L’exercice étant de raconter aux autres son histoire et pourquoi on avait choisi de monter son activité. Les autres participants devaient ensuite donner leur ressenti, ce qu’ils avaient compris, aimé ou moins. Un grand merci à la dizaine de participants car se fut un beau moment d’échange avec beaucoup d’émotion et de bienveillance. Je vous résume dans cet article 12 points essentiels qui sont ressortis lors de cet atelier pour réussir votre storytelling vous aussi.

Voilà comment s’est déroulé l’exercice. J’ai d’abord demandé à chacun de se présenter comme il l’aurait fait normalement. Chacun a mis l’accent sur son parcours professionnel puis sur les services, la marque, ou le produit vendu. On a refait un tour de table mais cette fois je leur ai demandé de nous raconter une histoire. Mais pas n’importe laquelle, la leur. La première constatation, c’est que finalement le parcours professionnel n’avait plus vraiment d’importance ! On était plus dans des vrais moments de vie qui ont servi à construire leur histoire. Autre constatation : à la fin de leur histoire, leur activité a été beaucoup mieux comprise par les autres, ils ont complètement adhéré au concept, le soutenant, donnant des idées, et ayant envie d’y participer.

C’est ça le pouvoir du storytelling : convaincre et faire adhérer.

Voici les astuces qu’ils ont utilisées spontanément pour réussir leur storytelling.

Soyez authentique et sincère

Dans chaque histoire ce jour-là, ce qui a plu systématiquement, c’est de pouvoir apprendre à mieux connaitre l’autre. Être authentique, c’est donner l’opportunité de mieux nous comprendre, mieux cerner notre personnalité. N’oubliez pas que vous êtes le premier représentant de votre marque ou votre entreprise, et si on comprend qui vous êtes, vos vraies convictions profondes, vos valeurs, on comprend votre activité.

Julie, Bruno et Patricia se sont reconvertis tous les 3 dans le « bien-être ». Pourtant on a eu 3 notions de bien-être différentes. Chez Bruno, le bien-être passe par le corps et la nutrition, chez Julie par le mental, et Patricia en fait un outil loin des « bulles de savon » pour améliorer la performance commerciale.

Soyez authentique avec votre audience, il faut qu’elle comprenne à travers votre discours vos convictions et votre personnalité.

Mettez de l’émotion

Lorsque Marie nous a raconté son histoire et celle de sa mère qui lui a transmis l’envie de coudre, on avait tous la larme à l’œil avec elle. L’émotion est quelque chose de mémorable, d’instinctif, elle va guider inconsciemment l’acte d’achat. Je dis toujours lors de mes ateliers que personne n’achètera ce que vous faites mais pourquoi vous le faites. Alors forcément, quand c’est un hommage à sa mère, à son enfance, à ses rêves, on se sent en adéquation avec le produit.

Axer son storytelling sur la transmission, sur un parcours de vie, sur une expérience vécue, est un très bon moyen de conquérir son audience. Évidemment n’oubliez pas le 1er point, tout cela doit être sincère et authentique.

Parlez à votre cible

N’oublions pas que vous devez raconter votre histoire dans l’objectif que votre cible s’identifie à votre produit ou service. Pour cela il est très important de notre connaitre sa cible pour ne pas tomber dans « jeracontemavie.com » ! Oui le storytelling ça peut aussi devenir barbant… Patricia l’a bien compris avec sa cible de directeur commercial et patron d’entreprise, soucieux d’améliorer la performance commerciale de leur collaborateur, difficile de leur expliquer les bienfaits de la méditation. Alors adaptez votre discours selon vos interlocuteurs !

Un autre moyen de faire intervenir son interlocuteur est de les interpeller, comme l’a très bien fait Stéfanne. Très engagée dans les problématiques RSE elle n’a pas hésité à nous interpeller par des « Et vous ? » ou « Vous saviez que … » ou encore « vous aviez déjà vu… » On acquiesce, on s’interroge, et on permet à l’autre de ne pas écouter passivement mais de participer.

Rebondissez sur ce que vous avez entendu

Il est très bien de savoir parler mais il faut également savoir écouter. Alors laissez parler votre prospect pour en savoir plus sur lui et ainsi pouvoir, dans votre storytelling, rebondir sur ses propos. Ce qu’a fait Bruno en reprenant les paroles d’un autre participant en utilisant la phrase « comme tu l’as si bien dit… ». C’est un bon moyen de valoriser son interlocuteur et lui montrer qu’on l’a écouté et qu’on s’est intéresse à lui, à ses besoins et à son point de vue.

Mettez des touches d’humour

On a un peu pleuré… mais on a surtout beaucoup rigolé. Je crois que pratiquement tout le monde a utilisé quelques pointes d’humour dans son storytelling. Parce qu’on a tous une petite anecdote drôle et croustillante à raconter. Inutile d’en faire trop, le storytelling n’est pas un sketch de Gad Elmaleh, mais faire sourire son audience, c’est aussi gagner sa sympathie.

Allez-y avec parcimonie, mais l’humour est un très bon ingrédient, plutôt simple et spontanément utilisé, pour réussir votre storytelling.

Dynamisez votre discours avec du dialogue

Votre objectif n’est sûrement pas que votre interlocuteur s’ennuie… il va falloir mettre un peu de rythme dans votre discours. Ralentir, puis accélérer, et pourquoi pas intégrer une courte phase de dialogue ? Parfait pour expliquer une situation ou raconter une anecdote.

« Un jour, mes parents ont voulu savoir ce que je voulais faire dans la vie. Ce à quoi j’ai répondu que je ne savais pas ! Ils m’ont dit tu dois faire des études et trouver un CDI ! Alors j’ai fais des études et j’ai trouvé un CDI… Mais au bout de quelques mois je voulais déjà changer… D’hôtesse de l’air à assistante de direction, on m’a longtemps surnommé la reine du CDI » Merci à Julie de nous avoir fait rire en nous permettant de s’identifier à son parcours, parce qu’on a tous vécu ce moment où on a dû choisir notre « voie professionnelle ».

Gardez votre fil conducteur et structurez votre histoire

Clairement on n’est pas tous des littéraires, des narrateurs ou des écrivains en puissance. Il faut faire avec. Pour essayer tout de même de structurer votre histoire, j’ai 2 conseils à vous donner :
– Ne vous éparpillez pas, sachez à l’avance là où vous voulez emmener la personne qui vous lit ou vous écoute. Forcément vous avez eu une vie riche d’expériences, mais n’oubliez pas votre objectif : raconter pourquoi vous avez choisi d’exercer votre nouvelle activité.
– Pensez votre discours en 3 étapes simples, la situation initiale, les péripéties, et la situation finale. Respectez cet ordre au mieux pour ne pas perdre l’écoute. Cela peut se traduire par qui vous étiez, que s’est-il passé dans votre vie et enfin qui vous êtes maintenant.

Faites court

Une fois qu’on se prend au jeu, faire court est souvent ce qu’il y a de plus difficile. Au tout début de l’atelier, la plupart des participants avaient comme problématique de ne pas réussir à écrire de contenu, et au final beaucoup d’entre eux on raconté une histoire beaucoup trop longue. Bonne nouvelle, sur ce point vous vous améliorerez à force de travail. Observez les réactions de votre auditoire pour vous rendre compte de ce qui fonctionne bien et ce que vous pouvez retirer de votre storytelling.
Commencez par écrire vos idées, structurez votre pensée, il n’est pas toujours utile de tout raconter mais regardez ce qu’il y a le plus de cohérent avec la finalité de votre entreprise. Et puis testez votre storytelling à l’oral et observez les réactions.

Expliquez le nom de votre marque

Une bonne stratégie pour soit introduire ou conclure son storytelling c’est de raconter pourquoi et comment le nom a été choisi. C’est justement lorsque que Élodie nous a expliqué son histoire que d’un coup, le nom de sa marque a prit tout son sens. La marque devient plus authentique et on a un attachement qui se crée. Une sorte d’histoire dans l’histoire qui va à coup sûr convaincre votre audience !

Choisissez avec soin votre vocabulaire

Bien choisir ses mots, c’est réussir à amener votre audience à ressentir des émotions. Pour cela, utilisez des mots qui expriment des sensations. Par exemple, Cyrielle lors de l’atelier, nous a exprimé ce qu’elle avait ressenti dans de sa dernière activité salariée, notamment une situation d’inconfort. En utilisant un vocabulaire de « doute » de « stress » de « peur » elle nous a projeté dans son vécu et validé son projet, plus en accord avec ses valeurs.

Évitez de parler de votre offre

Dans son storytelling, on est super tenté de vanter son offre n’est-ce-pas ? Et bien que nenni ! Vous allez perdre la confiance de vos interlocuteurs à partir du moment où ils vont sentir que vous allez leur vendre quelque chose. On est dans l’histoire, surtout pas dans l’argumentaire commercial. Si comme Patricia, vous avez un passé de commercial, ça va être compliqué mais surtout restez concentré sur vous, vos valeurs, votre marque, mais pas vos produits ou vos services. Dites-vous que tout le monde sait déjà ce que vous vendez, ce qu’ils veulent savoir c’est pourquoi.

Parlez de vous à la 3ème personne

Un peu plus osé mais plutôt percutant, parler de soi à 3ème personne est une manière originale de raconter une histoire. C’est le choix qu’a fait José, il a commencé son storytelling en parlant « d’un jeune homme » et puis en switchant par « je ». Très bon orateur, employé « il » était une marque, non pas de prétention, mais de pudeur pour exprimer son parcours de formateur. Effet de surprise garantie. Attention néanmoins à ne pas être mal interprété et à l’utiliser toujours dans la plus grande sincérité. La bonne idée est de lancer l’intro avec la 3ème personne puis de raconter les péripéties et la conclusion avec « je ».

En conclusion

Vous ne pourrez pas plaire à tout le monde, et c’est l’essentiel ! Surtout ayez un parti-pris et gardez-le. La clé, c’est d’être vous-même et de sortir du cadre de la vente classique.

Suite à notre atelier, Julie a publié son premier article sur son blog ! Découvrez-le ici.

Comment créer du contenu pour son site web ?

Comment créer du contenu pour son site web ?

Ça y est, c’est le grand jour, vous allez créer votre site web ! Vous avez choisi votre nom de domaine, votre hébergeur, votre plateforme, votre prestataire, tout est prêt ! Enfin, à un petit détail près… Vous n’avez pas encore commencé à rédiger votre contenu. Qu’allez-vous bien pouvoir raconter dessus ? Votre prestataire vous presse, il veut « le contenu »… Vous vous dites, bon, ça ne doit pas être si compliqué que ça après tout. Il s’agit de parler de mon entreprise, je la connais mieux que personne, donc je suis le ou la mieux placé(e) pour écrire dessus. Vous ouvrez votre éditeur de texte favori, et là… ça ne vient pas. Vous êtes en panne sèche d’inspiration. Vous écrivez quelques lignes, mais à peine les avez-vous pondues que vous les effacez rageusement. Vous ne savez même pas par quoi commencer. L’histoire de votre entreprise ? Vous vous dites que tout le monde s’en fiche. Que l’important, ce sont vos produits, ou vos services. Ce que vous vendez. Ça va forcément intéresser les gens. Mais comment les expliquer de façon claire ? Comment donner envie ? Comment les vendre tout simplement ? En plus, vous n’avez aucune idée de la quantité de contenu qu’il vous faut fabriquer. En plus maintenant, il parait que ça doit être « optimisé pour le SEO »…

Vous allez voir ce que font vos concurrents pour vous donner un petit boost d’inspiration. Tout le monde fait ça, non ? Et là, c’est la déception ! Dans la plupart des cas, vous tombez sur des sites qui se ressemblent tous et qui contiennent le même blabla ennuyeux à mourir. Vos produits ou vos services seraient-ils si barbants que ça ? Personne n’est inspiré ou quoi ? Ah, et vous qui pensiez que c’était simple d’écrire… Mais vous êtes entrepreneur(e), pas journaliste ! Personne ne vous avait préparé à ça.

Vous savez, ce client qui n’arrive pas à écrire sur son activité, on l’a déjà rencontré pas mal de fois. Et, on doit vous l’avouer, c’est nous aussi parfois.

Ne vous planquez pas derrière votre designer

Ce n’est qu’une fois qu’on a essayé, qu’on commence à prendre la mesure de la difficulté de la tâche rédactionnelle. On est alors tenté de jeter l’éponge, et de se contenter d’un texte médiocre « en attendant ». Et puis après tout, votre graphiste/webdesigner est là pour vous conseiller, non ? Le web, c’est son métier ! Alors il trouvera bien « quelque chose qui pète ». Et puis, les gens ne lisent plus trop les textes, ils préfèrent les images, c’est bien connu…

Détrompez-vous ! N’espérez pas qu’un bon graphisme fera oublier à votre internaute la pauvreté de votre texte. Votre internaute, il en a bouffé du texte chiant. Il cherche désespérément du texte bon, de l’inspirant, du captivant à se mettre sous la dent. Tel Johnny, il a envie d’avoir envie.

De toute façon, vous êtes piégé, parce que votre designer va vous réclamer votre contenu pour concevoir le design de votre site. Hé oui, c’est le design qui s’adapte au contenu, pas l’inverse !

Une mauvaise rédaction peut vous tuer

Bien sûr, si vous avez un site moyen mais que vous croulez sous les clients, tant mieux pour vous, refaire votre site n’est pas l’urgence, je peux le comprendre.

En revanche, si vous avez bâclé la rédaction de votre site web mais qu’il est pourtant capital pour votre activité, en gros, si vous avez BESOIN de trafic pour vivre, alors vous avez intérêt à vous pencher très sérieusement dessus, parce que ça urge là.

De nombreuses grosses entreprises, elles, connaissent l’importance du copywriting depuis longtemps, et elles y mettent les moyens. Mais de nombreuses petites entreprises et solo-entrepreneurs sont très en retard là-dessus. Ils se retrouvent avec un contenu négligé, certes parce qu’ils ont d’autres chats à fouetter, mais surtout parce que, comme la plupart des gens, ils sous-estiment la difficulté et surtout l’importance d’une bonne rédaction. Quel dommage !

Et pourtant aujourd’hui, la course à l’attention est devenue vitale. L’internaute est devenu extrêmement impatient et exigeant. En 3 secondes, il a parcouru des yeux votre page web et il l’a jugée. Le verdict tombe. Est-elle suffisamment intéressante pour mériter l’honneur de sa visite ? Si vous n’arrivez pas à l’accrocher, hop, aux oubliettes votre site !

Les mots ont un pouvoir insoupçonné

Notre langage façonne notre réalité et notre pensée. Avez-vous remarqué qu’il suffit parfois de changer un seul mot, voire une seule virgule, pour faire ressentir des choses totalement différentes ?

On va manger les enfants ?
On va manger, les enfants ?

Elle mange une glace au café.
Elle mange une glace, au café.

Sur tous vos supports de communication, la façon dont vous dites les choses est encore plus importante que ce que vous racontez au fond.

Votre « contenu » a certes pour rôle d’informer votre lecteur, de lui prouver votre expertise, de le convaincre. Mais aussi de l’intéresser, de l’émouvoir, de lui faire se sentir compris. Il faut qu’il sente qu’il est au bon endroit et qu’il vient de trouver ce qu’il cherchait pour lui donner envie d’acheter.

En effet, les décisions d’achats sont des actes motivés essentiellement par les émotions.
Donc même si votre discours est truffé d’arguments rationnels, s’il est dénué d’émotions, vous laisserez votre public de marbre.

Alors qu’avec les bons mots, vous pouvez vous viser juste, se démarquer à leurs yeux, les faire sourire ou frémir, toucher leur cœur, les séduire, les persuader.
Avec les bons mots, vous avez plus de confiance, plus d’impact.
Avec les bons mots, vous pouvez être vous-même et rentrer en connexion avec les gens.

Vous commencez à l’entrevoir le pouvoir, là ?

Adoptez le bon rythme

En France, on aime bien les longues phrases, les tournures un peu tarabiscotées, car quand on a plein de trucs à dire, alors on écrit comme ça, car on pense que c’est mieux, plus il y en a mieux c’est, alors on en met des tartines, on en rajoute, et voilà, comme ça par exemple, bien joué, votre lecteur a perdu le fil.

Vous voyez ce que je veux dire ? Arrêtez les longues phrases. Faites respirer votre internaute. Mettez des pauses. Des points. Découpez. Hé, pas si court que ça ! Ça fait autoritaire. Un peu plus long que ça, voilà, comme ça c’est bien.

Et si vous écriviez comme vous parlez ?

Certes, on parle de votre site internet professionnel là, mais ce n’est pas une raison pour le rendre aussi soporifique qu’un texte de loi, ou pire encore, qu’une lettre de motivation ! Votre discours écrit doit ressembler à votre discours oral. Il doit être écrit sur un ton naturel, on doit réussir à percevoir votre personnalité quand on le lit. On veut entendre un humain, pas un robot ! Notre époque est déjà tellement « digitalisée », tellement « virtualisée »…

On a besoin d’authenticité.

En adoptant un ton plus naturel, qui vous ressemble, déjà vous vous démarquerez de vos concurrents, et puis vous créerez une vraie connexion avec votre lecteur. Il commencera à vous connaître, et à s’attacher à vous.

Bien entendu, ça ne vous dispense pas d’avoir une orthographe et une syntaxe impeccable 😉

Écrivez comme parlent vos clients

Faudrait savoir, il faut écrire comme on parle, ou comme parlent nos clients ? Hé bien les deux ! Il faudrait déjà parler comme ils parlent. Soyez empathique, et intéressez-vous à eux et à leurs problèmes, on ne le dira jamais assez. Oubliez le « notre société fait ceci, fait cela, etc ». Vos lecteurs s’en contrefichent ! Utilisez les mots qu’ils ont envie d’entendre. Parlez-leur de ce qui est important pour eux (c’est probablement différent de ce qui est important pour vous d’ailleurs). Vous êtes là pour les aider, pas pour leur en mettre plein la vue.

Et retenez-vous d’utiliser trop de jargon technique inutilement ! Si votre cible ne sait pas ce que ça veut dire, vous êtes mort, vous ne vendrez jamais. On n’achète que ce qu’on comprend.

Mettez-vous à leur niveau (non, ce n’est pas rabaissant) et utilisez des mots simples et clairs. En fait, le texte le plus efficace sortirait directement de la tête de vos clients, pas de la vôtre.

Conclusion

J’espère que je ne vous ai pas fait trop peur ! Si c’est le cas, ne vous inquiétez pas, je pense que vous êtes tout à fait capable de produire un texte authentique et percutant. Il vous faut juste une bonne méthode. Dans un prochain article, nous vous aiderons à produire concrètement votre premier contenu… en racontant une histoire !

Et vous, les problèmes de rédaction de contenu, ça vous parle ? Donnez-nous votre avis et racontez-nous votre expérience en commentaire !

Atelier communication digitale et personal branding

Atelier communication digitale et personal branding

Le web nous offre une formidable vitrine, pour prospecter, se faire connaitre, vendre, créer du lien, réseauter… vous connaissez les outils ? Les réseaux sociaux, le mailing, le blog… mais comment s’en servir et quoi communiquer dessus ? Quelle stratégie adopter ? Interdiction de faire du « copier-coller », pour bien communiquer sur le web, il faut se poser les bonnes questions. Cet atelier gratuit vous sera donné par Allô La Com en partenariat avec OpenWork – Le Monde Après.

Pour en savoir plus sur ce sujet, inscrivez-vous à notre atelier gratuit

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le 26 avril 2018 de 09h30 à 12h30

Le Repaire des 1000 – 645 rue Mayor de Montricher – 13290 Aix-en-Provence

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