Tout d’abord, j’espère que vous et vos proches vous portez bien, car le plus important, c’est bien la santé, et l’actualité vient nous le rappeler douloureusement.

Pas facile cette période de confinement ! C’est anxiogène, c’est inédit, et personne ne sait ce qui nous attend. La période que nous traversons est peut-être l’épreuve la plus importante de notre vie. Nous venons d’apprendre que le déconfinement progressif commencera (peut-être) à partir du 11 mai. On est donc au milieu du tunnel (et encore).

En tant qu’entrepreneur(e), nous avons peur pour l’avenir, pour notre business, pour notre trésorerie et c’est bien normal. L’incertitude nous guette. Mais nous devons faire face à l’adversité, nous relever et tenir bon ! 💪

En ces temps difficiles, j’avais envie de vous envoyer une grosse dose de positivité, parce que les émotions, c’est contagieux. ❤️

J’en ai fortement besoin moi-même, et écrire cet article m’a fait beaucoup de bien. En effet, je suis une personne assez speed, assez stressée, très attachée à la productivité et à l’efficacité, et adorant sortir tout le temps et voir du monde. Autant dire que la situation de confinement m’a renvoyée brutalement à mes démons. 😱

Alors, comment prendre cette situation stressante avec philosophie, surtout quand son activité professionnelle ralentit fortement, et qu’on ne peut plus rentrer de nouveaux clients ?

1. Accepter mes émotions négatives et les partager pour évacuer

Dans un moment pareil, ressentir des émotions négatives, voire très négatives, c’est absolument normal. Entre l’inquiétude de la maladie pour soi et ses proches, (le deuil des proches dans le pire des cas), la frustration d’être enfermé chez soi dans des conditions plus ou moins bonnes, la privation de vie sociale et de nos activités préférées, la solitude, la baisse de revenus et le risque économique, l’ennui, les tensions éventuelles avec son conjoint(e) et ses enfants, l’incertitude sur la durée du confinement, l’incertitude sur l’état des connaissances scientifiques sur ce nouveau virus, l’incertitude sur le discours gouvernemental, il y a de quoi se faire un sang d’encre. L’important est de ne pas se laisser submerger.

Moi même, j’ai ressenti de grosses baisses de moral. J’avais terriblement besoin d’en parler. Le premier jour du confinement, j’ai ressenti une telle angoisse que j’ai attrapé un cahier neuf, et que j’ai écrit mon ressenti. Ça m’a aidé à l’évacuer.
Depuis, j’écris dedans presque tous les jours. C’est comme une purge, un exutoire. Écrire mes peurs, les écrire vraiment, avec des détails, en creusant le « pourquoi », permet de les relativiser et de prendre de la distance.

Partagez aussi vos sentiments à l’oral. Moi, quand on me demande si ça va, je suis honnête, si ça ne va pas bien, je le dis. Et paradoxalement, ça me fait me sentir un peu mieux après. Les échanges par téléphone ou par vidéo et l’entraide nous font tellement de bien ! Pour une fois, nous vivons tous la même galère, tout le monde peut vous comprendre.

ecrire

2. Lâcher prise et accepter la situation

Cette situation de confinement est éprouvante, car nous sommes obligés de subir alors que nous sommes habitués à contrôler notre emploi du temps et à programmer nos sorties.

Nous n’avons pas le choix, nous devons accepter notre impuissance face à ses contraintes extérieures qui nous dépassent et sur lesquels nous n’avons pas d’emprise.

Nous sommes tous affectés. Tous les humains de la planète en subissent les conséquences. Tout le monde est logé à la même enseigne. Nous allons tous perdre inévitablement : des projets, du business, des opportunités, etc. Alors, j’essaie de ne pas penser à ces pertes, et de me concentrer plutôt sur ce que je contrôle aujourd’hui pour préparer demain.
Si nous nous concentrons sur la perte et le manque, nous allons nous morfondre dans le stress, l’angoisse et la colère. Et dans cet état, notre cerveau ne peut pas fonctionner correctement. Dans la peur, nous ne pouvons pas accéder à l’intelligence et à la réflexion, car la peur nous paralyse.

Nous allons tous perdre gros, mais c’est détruire pour recréer. Nous nous relèverons, car le cerveau humain est conçu pour la survie et il est extrêmement inventif. Faites confiance à votre résilience. Vous êtes capables de rebondir et de reconstruire. Vous allez reconstruire sur d’autres bases et d’autres valeurs.

3. Arrêter de regarder les informations sans cesse

Au début, j’étais comme hypnotisée par les infos. Ça passait et repassait en boucle.
On avait du mal à y croire. Je les scrutais pour y chercher une lueur d’espoir. Je me suis rendue compte que ça augmentait mes angoisses. Depuis que j’ai arrêté CoronaTV, je me sens mieux. Je garde bien sûr un œil sur les infos, mais j’essaie de me limiter à 10 minutes par jour par exemple.

4. Avoir conscience de notre biais de négativité pour mieux prendre du recul

Notre cerveau est très loin d’être objectif et parfaitement rationnel : il est bourré de biais de raisonnement. L’un des biais les plus facilement constatables en ce moment est le biais de négativité. C’est prouvé scientifiquement : nous sommes beaucoup plus marqués par les expériences négatives que par les positives. Ce sont les informations les plus désagréables que nous mémorisons le plus facilement et dont nous tirons le plus d’enseignement. Nous avons tendance à oublier les expériences où tout s’est bien déroulé. De plus, notre sentiment de bonheur n’augmente pas particulièrement quand nos expériences positives s’accumulent, car nous nous y habituons très facilement.
Certaines études ont montré qu’il fallait au moins 5 événements positifs pour compenser un événement négatif !

5. Me réjouir des belles initiatives de solidarité qui fleurissent

Ça me remonte le moral de voir que des entreprises et des particuliers participent à l’« effort de guerre » et prennent des initiatives de solidarité. Décathlon qui offre aux soignants son stock de masques, des entreprises qui se mettent à fabriquer des masques et du gel hydroalcoolique, qui offrent des repas… Les initiatives citoyennes pour envoyer des messages sympathiques aux résidents des EHPAD ou pour faire les courses pour les personnes âgées, les artistes qui recueillent des fonds… C’est en temps de crise que les vraies valeurs se révèlent.

Un masque intégral de plongée transformé en respirateur artificiel en Italie − DR

6. Trouver des activités « soupape de décompression » qui me permettent de m’évader

Nous nous trouvons dans une situation inédite où nous avons à la fois du temps et le besoin de prendre soin de nous. Par exemple, je me suis remise au dessin, à la lecture, j’ai commencé la gym dans mon salon, je me suis mise à la méditation et je regarde beaucoup de documentaires scientifiques.
Ces moments sont précieux, car ce sont l’une des rares occasions où notre cerveau s’évade dans un autre monde et où on ne pense pas à la situation actuelle.

De plus, il y a beaucoup de contenu humoristique qui fleurit sur internet sur la thématique et qui permet de dédramatiser. Et les gens fréquentent beaucoup plus les réseaux sociaux. Continuez à communiquer dessus, partagez des contenus qui vous plaisent, vous aurez plus d’audience que d’habitude.

7. Me reconnecter aux autres au maximum, garder le contact

C’est le moment de décrocher votre téléphone ! Appeler vos clients, vos prestataires, vos fournisseurs, etc. Prenez simplement des nouvelles, papotez… Juste pour le lien, pas pour vendre. Maintenir des liens est primordial en temps de crise et ce sera indispensable pour le redémarrage.

appel téléphone

8. Établir une routine pour structurer ma journée

Si vous avez une grosse baisse d’activité, il est tentant de se lever tard, de traîner, de ne plus avoir d’horaires fixes… Et de se sentir finalement super mal à cause de ça. Votre bouée de sauvetage, c’est une routine fixe à laquelle s’accrocher. Faites sonner le réveil, habillez-vous normalement, mangez à heure fixe, programmez dans votre agenda toutes vos tâches pro, vos RDV visio, vos appels, vos séances de gym, vos plages de détente, vos courses, bref, programmez tout.

Ça va donner à votre cerveau une impression de normalité rassurante. Et préserver votre horloge biologique vous protégera de certaines baisses d’humeur, car oui, les 2 sont liées !

9. En profiter pour faire des tâches que je n’avais jamais le temps de faire, ou pour réfléchir

En temps normal, vous avez probablement une liste de tâches que vous n’avez jamais le temps de faire, et que vous ferez « quand vous aurez le temps ». Ce temps est soudain venu ! C’est le moment idéal pour faire un bilan de vos projets, de vos clients, de votre stratégie, de votre communication, etc

Demandez-vous quelles sont vos aspirations et vos envies pour le jour d’après. Quelle direction voulez-vous vraiment donner à votre entreprise ? Quelles sont vos valeurs ? De quoi avez-vous vraiment envie ? Prenez de la hauteur et faites le tri s’il y a des choses, des projets, des valeurs, des discours qui ne vous conviennent plus ! Réécrivez votre contenu en fonction, refaites votre site.

Vous pouvez bien sûr en profiter pour vous former à fond sur des outils, des techniques, ou en profiter pour développer des projets personnels, entrepreneuriaux, créatifs…

10. Voir les côtés positifs du confinement sur notre environnement et notre société pour se réinventer

Toute épreuve est source d’évolution et nous fait réfléchir et grandir. Ce traumatisme collectif mondial, car ç’en est un, est déjà en train de nous ouvrir les yeux. Avec l’arrêt forcé de la majorité de notre activité, la qualité de l’air s’est fortement amélioré, la faune sauvage va mieux…

Les gens passent plus de temps avec leur famille, leurs enfants, et redécouvrent l’importance de ce lien. Ils redécouvrent le goût de l’essentiel, et le prix des petits bonheurs simples.

Les parents se rendent compte la difficulté du métier de professeur. La société réalise que les métiers les plus vitaux pour le fonctionnement de notre société sont les plus mal payés. Partout, la frénésie de notre société est stoppée. Nous sommes forcés de réfléchir. Que voulons-nous pour le monde d’après ? Je suppose qu’après cette crise, les gens auront terriblement besoin de se reconnecter les uns aux autres, besoin d’empathie, besoin de solidarité… Le secteur du bien-être va probablement se développer.

Les valeurs dans le monde professionnel se seront plus les mêmes. Les entreprises qui rechignaient jusqu’à maintenant au télétravail sont bien obligées de s’y mettre et de constater que ça marche. Les entreprises ne pourront plus se contenter d’annoncer leurs valeurs, elles devront les prouver vraiment. Le management devra évoluer vers plus de collaboration, de confiance, d’empathie, de solidarité.

En tant que chefs d’entreprise, c’est notre responsabilité d’être moteur là dessus et de favoriser ces valeurs. C’est maintenant qu’il faut se comporter comme une personne de l’après. Créez dès aujourd’hui les pensées de demain.

Cette situation nous oblige à être humble et à reconnaître que nous ne maîtrisons pas tout. Acceptez cette adversité temporaire, acceptez cette difficulté, prenez votre mal en patience. Ne luttez pas inutilement, essayez de lâcher prise. Cette période prendra fin. Prenez soin de votre bien-être mental et physique, car il est la clé de votre réflexion et de votre action. Soyez bienveillant avec vous-même, c’est là que vous serez créatif. Faites-vous confiance, vous allez surmonter cette épreuve et vous réinventer. Le cerveau humain a une capacité de résilience surprenante.

Et vous, quelles sont vos méthodes pour garder le moral ? Cet article vous a plu ? Partagez vos réflexions dans les commentaires !

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